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GUERISON DES BLESSURES INTERIEURES

La GBI (Guérison des Blessures Intérieures) et les avantages secondaires d'un mal être

─ Voulez-vous vraiment aller mieux, vous sentir bien ?

Je vous entends répondre avec un agacement non dissimulé :

─ Quelle question ! Bien sûr ! Ne fais-je pas tout pour cela ? Vous croyez peut-être que ça me plaît de souffrir ?

Or, je rencontre nombre de personnes ayant suivi, pendant des mois, voire des années, des traitements parfaitement adaptés mais qui, contre toute logique, n'ont pu juguler leur mal-être chronique... des personnes apparemment rétives à toute méthode d'accompagnement qui risque de les conduire à un mieux-être (résistance).

Qu'est-ce qu'un bénéfice secondaire pour moi... alors que je me sens dans un fort mal de vivre ?

C'est avant tout un système de fonctionnement que j'ai mis en place depuis longtemps, le plus souvent dès l'enfance, pour mon bien, afin de continuer à vivre.

Ce système m'a permis de survivre à des manques cruciaux d'attention, de reconnaissance, d'affection :

Quelques exemples :

• La recherche d'affection: Quand je suis malade, tout le monde est aux petits soins pour moi, on vient me voir, on demande de mes nouvelles, on m'offre même des cadeaux... » avoue une jeune femme esseulée. Cet avantage agit très tôt : l'enfant ressent bien qu'il est enfin l'objet de toute l'attention de ses parents lorsqu'il est malade.

• Le chantage (non conscient) : «Chaque fois que ma mère voulait partir deux ou trois jours en vacances, ma grand-mère était victime d'une crise d'hypertension et devait être hospitalisée. »

• L'autopunition « Je ne mérite pas d'être heureuse » De telles victimes s'attirent blessures, maladies et accidents.

• Le refus, la peur d'assumer certaines responsabilités qui semblent nous dépasser. On peut se demander si ce moment de dépression, cette forte migraine ou cette douleur... n'arrive pas à point nommer pour nous aider à échapper à un examen redouté ou à arrêter quelques temps un travail devenu insupportable.

• La vengeance « C'est à cause de ma fille que je suis malheureuse et déprimée ; je ne serais pas dans cet état si elle était plus gentille avec moi. »

• Le désir d'être payé de ses sacrifices. Un parent qui se met dans le rôle de victime : « J'ai sacrifié ma vie pour eux » pour s'attirer la sollicitude de ses proches : « Le pauvre, il s'est abîmé la santé à cause de nous. »

• La croyance, malencontreusement héritée d'une certaine éducation, que la vie n'a de valeur que si elle est difficile et même douloureuse. « Les gens heureux et sans problèmes sont superficiels » ; « Il faut bien mériter son paradis ! ». On cherche ainsi l'admiration, la compassion.

...alors, même si ce système de fonctionnement a par ailleurs des côtés qui me gênent de plus en plus dans ma vie, je ne vais pas le lâcher comme cela !

D'autant plus qu'il y a tellement longtemps que je l'ai mis en place d'une façon intuitive dans l'enfance qu'il semble complètement effacé de ma mémoire... il fait tellement partie de moi, que je ne sais même pas qu'il est là et je peux dire en toute sincérité : « je suis comme ça, c'est moi, il n'y a rien à faire. »

Je ne suis alors plus vraiment Robert, Yvette ou Danielle, « je suis le système de fonctionnement » de Robert, Yvette ou Danielle.... C'est-à-dire que je me suis identifié à ce système, ce système, c'est moi !

La GBI, et le déclic

Et pourtant, lors d'accompagnement en séances de GBI, bien souvent, dans un état de détente, pendant le déroulement d'une séance où l'on cherche à se nettoyer des impacts émotionnels résultant de telle situation récente ou lointaine, un mot, une réaction, une prise de conscience, une croyance même se dévoile, c'est le déclic ! Le mental n'a pas cherché à comprendre et pourtant au cours de la séance, l'évidence apparaît et la compréhension, rapide comme un flash, devient lumineuse.

Comment lâcher ces bénéfices secondaires gênants ?

Ce mode de fonctionnement nous apportait paradoxalement :

• un moyen de survivre à nos difficultés

• des cadeaux le plus souvent empoisonnés !

Après avoir démasqué ce mode de fonctionnement dont aujourd'hui nous voulons nous débarrasser car il nous amène un mal-être, nous allons être accompagné en GBI, méthode qui nous propose différents protocoles pour :

• Accepter de reconnaître ce mode de fonctionnement et lâcher notre identification à ce système

• Nous remercier d'avoir trouvé ce moyen créatif pour survivre malgré nos difficultés

• Restaurer l'enfant intérieur en nous en lui donnant attention et affection, et ainsi, il n'aura plus besoin de substituts pour continuer à vivre

• Transformer notre regard sur les événements et les personnes et aller vers la réconciliation avec soi-même, avec les autres

• Après ces phases de reconstruction, apprendre à mettre en place, des modes de fonctionnement sains (qui n'auront pas l'inconvénient des ces fameux « bénéfices secondaires ») comme, par exemple :

- apprendre à demander

- apprendre à refuser

- apprendre à se donner ou à donner des limites

- apprendre à observer ses colères, ses peurs... sans être emporté par l'émotion, etc.

La GBI : une voie de libération et d'accomplissement

La GBI est une méthode rapide (une à trois séances suffisent souvent, en moyenne, pour régler un problème particulier) qui met entre parenthèses le mental pour s'occuper du plan émotionnel et des mémoires cellulaires où sont engrammées les blessures de cette partie cachée de nous-même qui refuse de guérir.

La GBI nous permet d'accéder, au delà de la prise de conscience, à cette partie blessée et de la réparer. Une fois la blessure intérieure nettoyée et cicatrisée, plus personne n'aura intérêt à profiter de ces avantages secondaires qui, de ce fait, disparaîtront. Ainsi seront levés les obstacles empêchant le mieux-être.

La spécificité de la GBI

La GBI prend aussi en compte notre dimension spirituelle si souvent oubliée. Il s'agit de notre Moi profond, cette dimension de nous-même totalement cohérente et inaltérable, domaine d'ordre parfait, qui est à même de corriger les déformations et souffrances imprimées dans nos cellules par les multiples agressions physiques ou psychologiques que nous avons subies. C'est le moi profond de la personne qui répare et rectifie ce qui doit l'être par un processus de véritable auto-guérison. C'est ce noyau de notre être, que Daniel Maurin, fondateur de la GBI appelait « le Thérapeute intérieur », qui dirige la séance. C'est pourquoi les résultats sont souvent si rapides et étonnants.

Durant une séance de GBI la personne en état de détente, guidée par son «Thérapeute intérieur » va retrouver et réparer sa mémoire blessée. Pour cela, différents protocoles de GBI dont le maniement est expliqué sont utilisés. Le praticien, dans une présence bienveillante et une écoute vigilante dénuée de tout jugement, accueille et suit le parcours de celui ou celle qu'il accompagne en respectant son rythme et ses possibilités d'intégration ; il n'impose pas, il propose en cas de besoin des solutions pour aider la personne dans son propre cheminement. Mais c'est toujours le « Thérapeute intérieur » qui décide. Rien n'est artificiellement plaqué de l'extérieur pour masquer la blessure et ses conséquences comportementales

Au terme de ce parcours, nous serons alors en mesure de ré-installer un meilleur équilibre et de recontacter notre joie de vivre, nés d'un regard aimant et positif sur les événements, le monde et les êtres, y compris nous-même.

Renoncer aux avantages secondaires de notre mal-être passe donc par un changement profond qui nous procurera des bénéfices de premier plan réellement enrichissants.

Françoise Folliot

Mon premier thérapeute, avec le qui le processus n'a pas pris (ça ne marche pas forcément du premier coup : confiance, affinités, technique employée ...), m'a dit un jour qu'on aime souffrir !!!

Je me suis rebellée, insurgée ... j'ai pris peur : il ne me comprenait pas, me jugeait !!!

Aujourd'hui je comprends enfin ce qu'il voulait dire !!!

Tag(s) : #psychologie, #connaissance de soi, #chemin, #vie, #voie, #Françoise Folliot