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CROYANCES LIMITANTES 1

Qu’est-ce qu’une croyance, quand et comment se forme t-elle ?

Une croyance est un postulat de départ, une pensée « racine » à laquelle on croit. Cette pensée, devenue croyance, se forme principalement au cours de notre enfance et de notre adolescence, et à un rythme plus lent, à l’âge adulte et tout au long de notre vie.

Au cours de notre existence, selon nos rencontres et les expériences que nous faisons, notre milieu culturel, la religion dans laquelle nous grandissons, et avec notre esprit logique du moment, notre déduction, et tous les paramètres de nos conditions de vie familiales et sociales, nous tirons une conclusion de ce que nous vivons.

Cette conclusion va s’avérer être positive ou négative selon le contexte ou l’histoire, et va s’imprégner dans notre esprit avec plus ou moins de force et de puissance, surtout selon notre âge. Parfois même cette croyance n’est ni positive, ni négative, elle est inconsciente. Nous vivons et évoluons avec elle, et c’est elle qui construit qui nous sommes.

Cette déduction va devenir notre vérité, notre croyance.

Exemples de croyances limitantes

(je me contenterais d’évoquer ces croyances pour l’instant mais il existe aussi les croyances aidantes) :

- Faut pas rêver !

- La vie est dure

- Je n’y arriverais jamais

- Tout est plus dur pour moi

- Les hommes préfèrent – les blondes, les brunes, les minces, les grandes, les petites, les rondes, les sexy, les femmes sûres d’elles…..(au choix)

- Les femmes préfèrent – les bruns, les blonds, les mecs sûrs d’eux, les hommes qui ont de la conversation, les muscles, les hommes plutôt grands, etc etc.

- Personne ne m’aime (croyance très répandue)

- On ne peut pas tout avoir !

- Pour qu’on m’aime, il faut que je sois – gentil, pas gentil, sexy, pas trop sexy, souriant, pas trop souriant, détaché, attaché, …(au choix, il y en a des milliards d’autres ! Tout le monde croit devoir être ou faire quelque chose pour qu’on l’aime, même si c’est inconscient la plupart du temps)

- Je ne suis pas assez intelligent(e)

- Je suis trop franc (franche)

- Je suis trop timide

- Je suis trop bavard (e)

- Je suis trop jeune – trop vieux

- Il faut trimer dans la vie

- Je n’ai pas de chance aux jeux

- Le fric c’est de la merde ! (je l’ai entendu de mes oreilles celle-là !)

- Je ne sais pas me rendre intéressant(e)

etc…. et il y en a des centaines de milliers d’autres….

Projection d’une croyance dans la réalité

Toutes les croyances qui se forment dans l’enfance sont souvent beaucoup plus fortes à cause de notre manque de discernement dû à notre jeune âge, et seront par la suite, les croyances les plus difficiles à démasquer et à déraciner.

Quand une croyance se forme au départ, il s’agit d’une simple pensée et réflexion que l’on se fait et on se dit, (inconsciemment bien souvent) que dorénavant on agira ainsi (à partir de cette pensée). Bref, petit à petit, on va se mettre à agir en fonction de cette croyance. Tous nos gestes vont transpirer cette croyance.

Les autres vont réagir en fonction de ces gestes et attitudes. Puis petit à petit, nous allons avoir de plus en plus confirmation que tout ceci est vrai. Cela va devenir une VERITE pour nous. Même si ce n’est pas une réalité objective. Même si d’un point de vue objectif, il s’agit seulement d’une interprétation qui constitue notre propre modèle du monde.

Un exemple personnel ?

Quand j’étais petite, j’avais déduit du comportement de mes parents qu’ils préféraient ma soeur. Le moindre mot gentil, la moindre marque d’affection envers elle, et j’avais la sensation qu’ils m’aimaient moins. Cela provoquait chez moi des comportements très désagréables envers ma famille. Ma croyance était : « Mes parents préfèrent ma soeur ». Cette croyance a engendré beaucoup de souffrance et des attitudes d’agressivité à l’adolescence qui ont fait effectivement qu’à un moment, mes parents devaient préférer ma soeur. Jusqu’au jour où j’ai entendu la phrase suivante : « Arielle ? elle provoque toujours les disputes ». Alors là, non seulement j’ai eu confirmation (dans mon esprit d’enfant) qu’on me détestait mais cela a donné naissance à une nouvelle croyance : « Il faut que je sois douce et gentille pour qu’on m’aime ». Ce qui m’a encore moins servi que la première croyance ! Surtout dans mes relations affectives !!

Bref, si j’en parle aujourd’hui c’est que j’en ai guéri et ce n’est qu’un exemple infime de croyances que j’ai pu démasquer chez moi beaucoup plus tard, et qui m’ont fait extrêmement souffrir une bonne partie de ma vie.

Tout ceci pour illustrer l’engrenage insidieux d’une croyance qui peut devenir malheureusement très handicapante.

(Source Le blog du potentiel humain)

Tag(s) : #psychologie, #chemin, #vie, #voie, #connaissance de soi, #Croyances limitantes, #developpement personnel